Les usages de la mondialisation. Mobilité internationale et marchés du travail en France, Directeur de la thèse : Pierre François, 2016.

Les incitations à la mobilité internationale sont devenues, depuis une trentaine d'année, nombreuses dans la plupart des secteurs de l'économie, en relation avec différentes transformations de celle-ci – en particulier la mondialisation et le développement de la flexibilité comme exigence des entreprises et des travailleurs.
Le passage par l'étranger est vue, dans certains cas, un mode de valorisation voire une condition d'accès à certains postes ou à certains marchés.
Pourtant la mobilité n'a pas fait l'objet d'autant d'investigation sociologique qu'elle l'aurait mérité.
La plupart des travaux qui se penchent sur la question se contentent de faire l'hypothèse que les «migrations qualifiées» (skilled migrations) sont par nature mobiles.
On se propose ici de traiter cette question de la mobilité comme un objet de recherche proprement dit : il s'agit de s'interroger tant sur ce qui la rend possible, ce qui en influence la forme et les conditions et sur les conséquences qu'elle peut avoir pour les individus et les organisations.
On s'appuie pour cela sur l'étude des parcours professionnels des Français partis à l'étranger, avec une attention toute particulière pour ceux qui reviennent ou sont revenus en France. Il s'agit de saisir comment une telle mobilité s'inscrit dans un parcours professionnels et la façon dont elle peut recomposer certains marchés du travail.
Comment cette mobilité s'intègre-t-elle dans les parcours professionnels et les carrières des Français qui s'y livrent ? Quels en sont les ressorts, les motivations et les modes d'organisation ? Quelles conséquences a-t-elle au moment où les individus reviennent en France ?
Pour répondre à ces différentes questions, il s'agit de s'appuyer sur l'exploitation des données statistiques disponibles (en particulier les enquêtes de l'Insee) ainsi que sur un corpus d'entretiens biographiques.
L'objectif est d'apporter une contribution tant à la sociologie des marchés du travail internationaux qu'à celle, plus large, de la mondialisation.


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