Nouvelles formes de pilotage des politiques d’enseignement supérieur et de recherche
Recherches > Enseignement supérieur et recherche >Le Pacte pour la recherche adopté en 2005 aboutit à une profonde réorganisation du système de recherche et d’enseignement supérieur français. En mettant en place de nouvelles agences de financement et d’évaluation de la recherche (ANR, AERES), en proposant de nouvelles structures de coopération et de coordination décentralisées (pôles de recherche et d’enseignement supérieur, réseaux thématiques de recherche avancée, réseaux thématiques de recherche et de soins), il marque la prégnance accrue des logiques d’évaluation et de contrôle par des agences publiques mais aussi la montée en puissance de l’impératif de coordination et de regroupement des laboratoires et des universités.
Trois thèses portent sur ces dispositifs mis en place pour rationaliser l’action publique en favorisant les regroupements et les projets coopératifs.
La thèse de Claire Champenois, (2002-2006), effectuée sous la direction de Christine Musselin, a étudié le développement de l’industrie des biotechnologies en Allemagne.
Dima Younes travaille depuis 2006 sur les pôles de compétitivité, sous la direction de Denis Segrestin, et Audrey Vézian, depuis 2007, sur la mise en place des Cancéropôles, sous la direction d'Erhard Friedberg.
Parce que leur sujet dépasse le strict cadre des politiques de recherche, ces travaux sont présentés plus précisément au sein d’autres programmes de recherche développés par le CSO ("Transformations de l'État et des territoires" pour les travaux de Claire Champenois, "Politiques de santé" pour les travaux d'Audrey Vézian et Gouvernance économique pour les travaux de Dima Younes).
- Accédez au résumé de la thèse de Claire Champenois
(Entre science et marché : l'entrepreneur 'rationalisé'. Naissance et développement de l'industrie allemande des biotechnologies, 2006)
- Accédez au résumé de la thèse de Dima Younes (Ancrage et innovation dans les pôles de compétitivité, en cours)
- Accédez au résumé de la thèse d'Audrey Vézian (La réorganisation de la recherche en cancérologie dans le cadre du Plan cancer, en cours)
Deux enquêtes ont par ailleurs été lancées pour comprendre ces injonctions au regroupement et la "nouvelle" place jouée par le territoire dans les politiques d’enseignement supérieur et de recherche.
* Recompositions induites par la mise en place des PRES
* Le "métier" de délégué régional à la recherche et à la technologie. Profils, carrières et mutations de la fonction
* Recompositions induites par la mise en place des PRES
Financée par la DIACT, cette enquête interroge la mise en place des Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES).
Ce projet, lancé en 2007, a donné lieu à la remise d'un rapport en 2008. Il associe Jérôme Aust, Cécile Crespy (Université Paris XIII, LEST), Christelle Manifet (Université Toulouse II, CERTOP), Christine Musselin, Catherine Soldano (Université Toulouse II, CERTOP) et Jean-Richard Cytermann (Inspecteur général de l’administration de l’Education nationale, chercheur associé à l’Ecole des hautes études en sciences sociales).
Mis en place par le Pacte pour la recherche, les PRES permettent à des universités et des grandes écoles de se réunir dans une structure commune pour mutualiser l’exercice d’un certain nombre de compétences stratégiques.
Les résultats de l’enquête montrent que les PRES affectent triplement le dispositif français d’enseignement supérieur et de recherche.
Ils contribuent d’abord à sa différenciation : le projets, les périmètres et les équilibres de chaque structure sont spécifiques.
Ils participent ensuite de sa hiérarchisation : universités et grandes écoles ne sont pas toutes incluses dans un PRES reconnu par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Ils contribuent enfin à le normaliser en réduisant la séparation entre universités et grandes écoles : la majeure partie des PRES créés réunissent les deux grandes composantes de l’enseignement supérieur français.
* Le "métier" de délégué régional à la recherche et à la technologie. Profils, carrières et mutations de la fonction (1982-2007)
Cette recherche, financée par le MESR, est placée sous la responsabilité scientifique de Jérôme Aust et Christine Musselin. Ce projet qui a démarré en 2008, s'achèvera en 2009.
Elle cherche à comprendre les mutations du pilotage des politiques de recherche en questionnant l’évolution des fonctions de délégué régional à la recherche et à la technologie (D2RT).
Créés en 1982 pour déconcentrer l’action du ministère de la Recherche, les D2RT doivent aujourd’hui faire face aux profondes recompositions qui travaillent le dispositif français de recherche, notamment la montée en puissance des collectivités locales et la restructuration du rôle de l’État dans ce domaine.
L’enquête comporte deux volets. Elle questionne d’abord les conditions de l’institutionnalisation de cette fonction au sein du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et le profil des délégués.
Elle cherche ensuite à comprendre le rôle actuel des D2RT dans la négociation des contrats de projet État-région et dans la mise en place et le fonctionnement des institutions de coopération créées par le Pacte pour la recherche.
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* Gouverner les universités et les organismes de recherche
* L’européanisation et l'internationalisation des systèmes d’enseignement supérieur
* Travail et profession universitaires
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