Sciences Po CSO/CNRS CNRS

L’équipe du programme "Gouvernance des risques"

ANNEXE DE DOSSIER
Édité le 6 Avril 2010

L’équipe du programme "Gouvernance des risques" du CSO regroupe actuellement neuf membres, deux chercheurs, Olivier Borraz, responsable de ce programme, et Jean-Noël Jouzel, six doctorants en sociologie de Sciences Po (dont l’un en cotutelle avec l’INRA), rattachés au cursus doctoral du CSO, Julien Besançon, Lydie Cabane, Franck Foures, Ivanne Merle, Giovanni Prete, David Santana, ainsi qu’une chercheure associée au laboratoire, Danielle Salomon.

Trois anciens doctorants du CSO, qui ont soutenu leur thèse de sociologie à Sciences Po et qui sont actuellement rattachés à d’autres laboratoires de recherche ou institutions, Marie d’Arcimoles, François Dedieu et Pierre Vaiss, ont également participé à ce Programme.



Deux chercheurs du CSO…

Olivier Borraz est directeur de recherche CNRS au CSO. Il est chercheur au laboratoire depuis 1995.

Olivier Borraz travaille sur les risques et la sécurité sanitaire et dirige le programme Gouvernance des risques depuis 1998. Il a étudié plusieurs controverses et crises (boues d’épuration, téléphonie mobile, sécurité alimentaire), les processus de décision en matière de sécurité sanitaire (vaccin contre l’hépatite B, réduction des émissions en plomb des installations classées), la mise en place et le fonctionnement des agences de sécurité sanitaire (Afssa, Afsse, devenue Afsset et qui vient de fusionner avec l’Afssa, InVS), la gestion publique des activités à risque et plus généralement les politiques de régulation des risques dans le domaine sanitaire et environnemental.

Actuellement, Olivier Borraz vient de diriger une étude intitulée "Des risques sous contrôle : les effets d’inertie du dispositif de sécurité sanitaire", financée par l’ANR et achevée en décembre 2009. Il coordonne également une autre recherche (2008-2012) sur "La santé au travail à l’épreuve des risques émergents. Les risques professionnels liés aux substances phytosanitaires et aux nanoparticules", recherche financée par l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail). O. Borraz participe depuis 2009 à un projet de recherche dirigé par l’Université de Berkeley qui porte sur les systèmes de gestion des maladies infectieuses globales (Global Infectious Disease Response System). Il vise à comprendre et à analyser les réponses des différentes agences de santé aux USA, en France et en Chine, ainsi qu’à l’échelle européenne et mondiale, aux diverses menaces pandémiques. Avec l’arrivée de l’épidémie de grippe H1N1, le projet a été réorienté autour de l’analyse des réponses apportées à celle-ci.

Olivier Borraz est l’auteur de nombreuses publications sur la gouvernance des risques dont l’ouvrage Les politiques du risque (Presses de Sciences Po), publié en 2008, où il a présenté une synthèse de ces recherches et son approche théorique des risques qui "s’inscrit à la fois dans une sociologie de l’Etat et des mouvements sociaux, mobilise les acquis de la sociologie des sciences et privilégie une entrée par les territoires" (comprendre comment une activité se transforme en risque et comment, dès lors, elle est gérée par les pouvoirs publics ainsi que par les entreprises, les associations et les collectivités locales).

Par ailleurs, il poursuit une réflexion sur le gouvernement des villes et les politiques publiques.

D’autre part, Olivier Borraz enseigne au MPA (Master of Public Affairs) de Sciences Po sur la gouvernance des risques ("Risk Governance") ainsi qu’au master Stratégies territoriales et urbaines de Sciences Po sur la "Ville et les risques". Dans le cadre du cursus doctoral du CSO, il dirige six thèses de sociologie (Sciences Po) sur les risques. Enfin, il est responsable du projet SPoRES (Sciences Po Risk Environment and Society), dont l’objectif est la création d’une Chaire à Sciences Po consacrée à la gouvernance des risques

Olivier Borraz est également président du réseau "Risques et société" (R2S), réseau de chercheurs et de praticiens qui travaillent sur les risques.

Pour en savoir plus, lire l’entretien avec Olivier Borraz.



Jean-Noël Jouzel est chercheur CNRS et membre du CSO depuis octobre 2008. Il était précédemment rattaché au laboratoire PACTE (Politiques publiques, Action politique, Territoires)/CNRS-Sciences Po Grenoble/Université Pierre Mendès France.

Jean-Noël Jouzel travaille sur les décisions et les conflits politiques liés aux risques sanitaires, et plus particulièrement sur la régulation de substances toxiques – ou potentiellement toxiques (éthers de glycol, nanoparticules manufacturées, substances phytosanitaires). Il a consacré sa thèse de science politique, soutenue en 2006, à la compréhension des mécanismes qui ont permis à une famille de solvants industriels toxiques pour la reproduction humaine - les éthers de glycol - de devenir des problèmes publics en France et aux États-Unis. Il poursuit actuellement cette réflexion comparative sur le cas des nanoparticules manufacturées, en essayant de comprendre comment cette innovation technologique se transforme en problème de santé environnementale des deux côtés de l’Atlantique.

Actuellement, Jean-Noël Jouzel participe à un projet de recherche collective financé par l’ANR (Agence nationale de la recherche) et nommé "Nanonorma. De l’innovation à l’utilisation : quel cadre normatif pour les nano-objets ?" (septembre 2008 - septembre 2011), coordonné par Stéphanie Lacour (CECOJI, CNRS). Il collabore également à un projet de recherche "Européanisation des risques sanitaires et environnementaux" (2009-2012), financé par la Maison interuniversitaire des sciences de l’homme d'Alsace (MISHA), et qui regroupe une équipe interdisciplinaire composée d’historiens, de politistes et de sociologues. En outre, il vient d’achever - avec Claude Gilbert (PACTE/CNRS-IEP de Grenoble) et Emmanuel Henry (GSPE/IEP de Strasbourg) - une étude sur les évolutions du recours aux savoirs experts dans les politiques de contrôle des pesticides en France depuis les années 8o (dans le cadre de la recherche "Pratex. Analyse de l’expertise en pratique", septembre 2007-septembre 2009).

Parallèlement, Jean-Noël Jouzel s’intéresse aux questions liées à la santé au travail et à l’invisibilité sociale des risques professionnels. Entre autres travaux, il réalise avec Olivier Borraz et François Dedieu une recherche financée par l’Affset sur "La santé au travail à l’épreuve des risques émergents. Les risques professionnels liés aux substances phytosanitaires et aux nanoparticules" (2008-2012).

En plus de ses activités de recherche, Jean-Noël Jouzel exerce des activités d’enseignement et d’expertise : ainsi, il enseigne sur la sociologie des sciences et la sociologie des risques à Sciences Po. D’autre part, il est membre de la Commission d'audition dans le cadre de l'audition publique "Suivi post-professionnel après l’exposition à l'amiante", mise en place par la Haute Autorité de Santé (2009-2010).

Pour en savoir plus, lire l’entretien avec Jean-Noël Jouzel.



Six doctorants en sociologie de Sciences Po (dont l’un en cotutelle avec l’INRA), rattachés au CSO…

Julien Besançon est doctorant en sociologie à Sciences Po et rattaché au cursus doctoral du CSO depuis 2001. Il achève sa thèse sur "L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments : bureaucratisation de l'expertise et régulation des risques alimentaires" (sous la direction d’Olivier Borraz). Celle-ci vise à comprendre les transformations du dispositif de régulation des risques alimentaires induites par la mise en place de l’Afssa. Cette agence introduit-elle de véritables changements en matière d’expertise et au niveau de l’action publique en matière de sécurité alimentaire ? Julien Besançon utilise les outils de la sociologie des organisations pour étudier la création et l’institutionnalisation de l’agence, en particulier la structuration de sa capacité d’expertise, ainsi que les modes de régulation du nouveau système d’acteurs en charge de la gestion des risques.

Julien Besançon est également l’auteur d’un certain nombre de publications dans ce domaine. Il est notamment co-auteur (avec Olivier Borraz et Catherine Grandclément-Chaffy) de l’ouvrage La Sécurité alimentaire en crises : les crises Coca-Cola et Listeria de 1999-2000 (L’Harmattan, 2004), auteur du livre Les agences sanitaires en France. Revue de littérature commentée (Cahiers du GIS Risques Collectifs et Situations de Crise, n°2, MSH Alpes, 2004), de trois contributions à ouvrages et d’un article paru dans Sociologie du travail sur les agences sanitaires (avec D. Benamouzig).

Pour en savoir plus, lire l’entretien avec Julien Besançon.


Lydie Cabane est doctorante au CSO depuis 2007. Elle prépare une thèse de sociologie à Sciences Po, qui porte sur les paradigmes, les réformes et les acteurs du disaster management en Afrique du Sud depuis 1994 (sous la direction d’Olivier Borraz). Ses recherches concernent la réforme de la protection civile et l'introduction du disaster management (modèle de gestion des catastrophes diffusé par des organisations internationales telles que l’ONU) en Afrique du Sud depuis 1994. Elle étudie comment le disaster management transforme les missions de sécurité et de protection de l'État en les étendant aux populations les plus vulnérables (notamment les étrangers face aux risques de violence). Cette évolution s’inscrit dans le processus de démocratisation et de redéfinition du rôle de l'État en Afrique du Sud depuis 1994.

Lydie Cabane a déjà réalisé deux études de terrain en Afrique du Sud. Lors de son second séjour, elle a été accueillie, en tant que visiting doctoral student, au Centre for Social Science Research de l’université du Cap, qui est un laboratoire interdisciplinaire et l’un des principaux centres de recherche en sciences sociales en Afrique du Sud.

Pour en savoir plus, lire l’entretien avec Lydie Cabane


Franck Foures est doctorant en sociologie à Sciences Po et rattaché au cursus doctoral du CSO depuis octobre 2008. Sa thèse, menée sous la direction d’Olivier Borraz et en collaboration avec l'INRA (Institut national de la recherche agronomique, unité RITME, Risques, Travail, Marché, Etat), porte sur les notions d’apprentissage au cours des processus de crises. Dans son travail de thèse, Franck Foures interroge "le rôle des crises dans le changement des systèmes organisationnels qui y sont confrontés. Y-a-t-il changement du fait de la crise ? Si oui, quelle est la nature du changement opéré ? Par quelles voies celui-ci s’inscrit-il dans les systèmes organisationnels ? Les retours d’expérience organisés contribuent-ils à ces changements ? Peut-on parler d’apprentissage ?"

Pour répondre à ces questions, il s’appuie sur l’analyse de deux crises sanitaires récurrentes, soit à des échelons locaux différents (rage de 2004 et 2008), soit sur un même territoire (méningites à répétition en Seine maritime).

Franck Foures est fonctionnaire au ministère de l’Agriculture, rattaché au corps des inspecteurs de santé publique vétérinaire. Il a suivi précédemment l’enseignement de l’ancien Master recherche "Sociologie de l’action : organisation, marché, régulation politique" de Sciences Po.

Pour en savoir plus, lire l’entretien avec Franck Foures


Ivanne Merle est doctorante en sociologie (Sciences Po) et rattachée au cursus doctoral du CSO depuis 2002 (bourse CIFRE et financement INERIS). Elle soutient, en juin 2010, sa thèse intitulée "La fiabilité à l’épreuve du feu. La prévention des risques d'accidents majeurs dans une usine Seveso II" , sous la direction d’Olivier Borraz. Les établissements industriels visés par la directive européenne du 9 décembre 1996, dite Seveso II, stockent ou utilisent des substances ou des préparations dangereuses susceptibles d’engendrer des accidents majeurs tels que des émissions toxiques, des incendies et des explosions de très grande gravité. Cette recherche a pour ambition de mettre en perspective les débats théoriques qui se sont engagés jusqu’alors sur les risques technologiques majeurs et les données empiriques recueillies dans une entreprise de l’industrie chimique, tant auprès des cadres et dirigeants responsables des politiques de sécurité qu’auprès des acteurs affectés par ces mesures de sécurité.

Ivanne Merle a réalisé une analyse diachronique de ce qui s’est passé dans cette entreprise depuis une vingtaine d’années.

Pour en savoir plus, lire l’entretien avec Ivanne Merle


Giovanni Prete est doctorant en sociologie au CSO depuis fin 2004 (allocation INRA). Il termine la rédaction de sa thèse intitulée "Les dispositifs d’action organisée de la biosécurité végétale : l’organisation de la recherche sur les bioagresseurs de quarantaine", codirigée par Olivier Borraz (CSO/Sciences Po-CNRS) et Marc Barbier (INRA). Dans sa thèse, Giovanni Prete cherche à cerner l’articulation entre les actions des chercheurs, ingénieurs, techniciens, agriculteurs et industriels, en charge de biosécurité végétale et les actions des organismes publics de recherche français. Il questionne la prise en charge des problèmes de maladies émergentes et plus spécifiquement d’organismes de quarantaine par les institutions de recherche (et principalement l’INRA et son département "Santé des Plantes et Environnement"). Son approche théorique s’inscrit à la fois dans la perspective de la sociologie de l’action organisée et de la sociologie des sciences.

Pour en savoir plus, lire l’entretien avec Giovanni Prete


David Santana a travaillé un an en 2008-2009 sur les problématiques de sûreté nucléaire au sein d’EDF/Recherche et Développement. Il est doctorant (Sciences Po) au CSO depuis septembre 2009. Sa thèse de sociologie financée par EDF/Recherche et Développement porte sur "La culture de sûreté comme concept de management de la sûreté pour la conduite des centrales nucléaires. Une comparaison internationale". Le concept de culture de sûreté, introduit par l’AEIA (Agence internationale de l'énergie atomique) à la suite de l’accident de Tchernobyl, en 1986, est aujourd’hui autant utilisé dans les textes normatifs des autorités de sûreté et des entreprises que dans les sciences humaines et sociales, qui ont tenté de définir et de décrire la culture de sûreté, mais n’ont pas étudié son utilisation par les acteurs. Cette notion de culture de sûreté a pris progressivement de l’importance dans le management des organisations à haut risque et plus particulièrement dans l’industrie nucléaire. L’objectif de la thèse de David Santana est "d’étudier la manière dont le concept de culture de sûreté est appréhendé, évalué et promu par les acteurs des centrales nucléaires ; l’impact de ces représentations et actions permettra d’interroger sa pertinence , puis de repenser son évaluation et sa promotion". Sa thèse est articulée autour d’une comparaison entre différentes centrales nucléaires en France et en Europe (Suède et Royaume-Uni) pour montrer comment le contexte local, organisationnel ou international peut avoir un impact sur les pratiques et les représentations.


Lire le résumé de la thèse



Une chercheure associée au CSO…

Danielle Salomon, chercheure associée au CSO, est fondatrice et responsable de la société d’études "Risques et Intelligence". Elle collabore au Programme "Gouvernance des risques" depuis ses débuts. Elle a d’abord participé aux recherches sur les boues urbaines et la constitution d’une filière d’épandage (avec Olivier Borraz et Marie d’Arcimoles, ancienne doctorante du CSO). Elle a réalisé ensuite (avec Olivier Borraz et Michel Devigne, qui était alors post-doctorant au CSO) des travaux sur les controverses autour des relais de téléphonie mobile en France et en Europe, qui comprenaient deux parties : une étude des controverses et mobilisations en France ; une analyse comparée de la régulation des antennes relais dans cinq pays européens dont la France. Sur ce même thème, elle a également mené une recherche (avec Isabelle Hemery-Bourgeois, ancienne doctorante du CSO) sur les différentes procédures de concertation mises en œuvre autour des antennes relais et sur les diverses modalités d’information, en France ; cette étude était financée par la Fondation "Santé et radiofréquences". Puis, elle a poursuivi cette même recherche en Italie. Plus récemment, Danielle Salomon a participé à une étude dirigée par Olivier Borraz qui s’est achevée en décembre 2009, et à laquelle collaborait François Dedieu : "Des risques sous contrôle : les effets d’inertie du dispositif de sécurité sanitaire" (financée par l’ANR). Elle a aussi conduit des recherches sur les médecins de ville et les risques en santé environnement. Elle a été responsable d’une enquête grands témoins pour le compte de l’Afsse qui avait pour objectif d’identifier des priorités en santé environnement. Elle est enfin trésorière du Réseau Risques et Société.



Un ancien doctorant du CSO, puis post-doctorant au laboratoire, actuellement chercheur à l’INRA…

François Dedieu a été doctorant au CSO de 2002 à 2007, puis post-doctorant au laboratoire de 2007 à 2009. Il a soutenu en 2007, à Sciences Po, sa thèse de sociologie intitulée La sécurité civile dans la tempête. Autopsie organisationnelle de la catastrophe du 27 décembre 1999, sous la direction de Christine Musselin, à Sciences Po Paris. La thèse de François Dedieu vise à comprendre la mise en application des dispositifs administratifs et procéduraux qui sont prévus en cas de grandes catastrophes naturelles. "A travers l’étude de deux dispositifs organisés de sécurité civile, la vigilance météorologique et l’organisation des secours ORSEC, la thèse se propose de comprendre les mécanismes organisationnels qui correspondent aux deux caractéristiques ontologiques d’une catastrophe : son imprévisibilité et la rupture brutale du temps ordinaire. Le cas de la tempête du 27 décembre 1999 offre un cas d’étude exemplaire puisque la catastrophe a semblé surgir par surprise et l’ampleur de ses dégâts a donné lieu à une importante crise post-accidentelle (coupure généralisée d’électricité, secours à personne…). La thèse est construite autour de deux problématiques : d’une part, il s’agit de comprendre pourquoi le phénomène n’a pu être anticipé et, d’autre part, comment les secours agissent dans une situation de crise post-accidentelle à laquelle ils ne sont pas préparés".(voir le résumé de thèse)

En tant que post-doctorant, François Dedieu a travaillé sur "Les politiques de contrôle des produits phyto-sanitaires" (ou pesticides) et a participé à deux recherches. Dans le cadre de la première recherche (ANR), "Des risques sous contrôle : les effets d’inertie du dispositif de sécurité sanitaire", dirigée par Olivier Borraz et à laquelle collaborait Danielle Salomon, il s’est centré sur le cas des pesticides : il s’agissait de comprendre comment ce risque a émergé dans l’espace public. Dans le cadre de la seconde étude, financée par l’Afsset (2008-2012), menée en collaboration avec Jean-Noël Jouzel et dirigée par Olivier Borraz, qui porte sur "La santé au travail à l’épreuve des risques émergents. Les risques professionnels liés aux substances phytosanitaires et aux nanoparticules", il a cherché à comprendre pourquoi l’exposition aux pesticides n’est pas reconnue comme un risque professionnel.

François Dedieu a été recruté en 2009 comme chargé de recherche à l’INRA. Il est rattaché à l'unité de recherche INRA SenS (Sciences EN Sociétés), qui est intégrée au GIS (Groupement d’intérêt scientifique) IFRIS (Institut francilien "Recherche, Innovation et Société"), au sein du pôle de Recherche et d’Enseignement supérieur Paris-Est, à Marne-la-Vallée. Son thème de recherche porte sur la protection des plantes ; il travaille sur une étude concernant "L'organisation des dispositifs d'action collective et des activités de production de connaissances visant la protection et la santé des plantes".

Pour en savoir plus
, lire l’entretien avec François Dedieu



Deux anciens doctorants du CSO, rattachés actuellement à d’autres institutions…


Marie d’Arcimoles a soutenu, en mars 2008, à Sciences Po, sa thèse de sociologie intitulée L'épandage des boues de stations d'épuration urbaines : une institutionnalisation sans fin , sous la direction de Christine Musselin. Elle montre dans sa thèse comment, depuis le début des années 80, a été progressivement constituée une filière d’épandage sur les terres agricoles, permettant aux boues d’épuration, toujours plus nombreuses du fait de la multiplication des stations d’assainissement, de trouver un débouché ayant une valeur économique et agronomique. Une vaste enquête menée à la fin des années 90 révèle que la filière d’épandage est très hétérogène d’un territoire à l’autre, malgré les efforts de normalisation et de standardisation menés par ses promoteurs ; elle est aussi l’objet de nombreuses controverses au plan local comme au plan national. Sa thèse est structurée en deux parties : l’institutionnalisation d’une solution d’une part, et sa remise en cause d’autre part. Ce processus d’institutionnalisation "se réinvente sans cesse sans jamais se figer dans des formes normalisées ou des jeux routiniers" ; l’épandage, sans jamais toutefois être remis définitivement en question, "est resté l’objet d’un débat continuellement ravivé et jamais clos".

Pour en savoir plus, lire le résumé de thèse :


Marie d’Arcimoles est, depuis octobre 2006, secrétaire générale du LATTS (laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés/CNRS-Ecole des Ponts ParisTech-l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée).


Pierre Vaiss a une formation d’ingénieur agronome à l’INA P-G (Institut National Agronomique Paris-Grignon) et a fait ensuite le master "Sociologie de l’action", à Sciences Po. Il a soutenu, en 2007, à Sciences Po, sa thèse de sociologie intitulée Articuler les niveaux territoriaux de l'action publique. La politique de sécurisation du territoire contre les incendies de forêt (sous la direction de Erhard Friedberg), qui va faire l’objet d’un ouvrage. Sa thèse porte sur le fonctionnement de l’action publique dans la prise en charge du risque d’incendie de forêts en France. "Les modes d’organisation pour protéger les forêts sont très diversifiés en France. Partant de quatre situations départementales d’organisation, l’objet de sa thèse est de faire ressortir les principales dynamiques collectives à l’œuvre localement. Elles sont au nombre de trois : un processus de couplage économique des activités rurales et l’offre centrale de prévention ; un processus de saisie politique de l’enjeu "feu de forêt" ; et enfin, un processus de bureaucratisation de la gestion du feu".

Pour en savoir plus, lire le résumé de thèse :

Après avoir exercé entre 2007 et 2010 des fonctions de chargé de mission Environnement-Santé au ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer, Pierre Vaiss est depuis mars 2010 rapporteur extérieur à la Cour des Comptes. ll mène des instructions sur l'efficacité de l'action publique dans les domaines de compétence du ministère de l'Intérieur, du ministère des Affaires étrangères et du ministère en charge de la Justice. Il est également chercheur associé au CSO.




Collaboration d’un autre chercheur ou d’anciens doctorants du CSO à certaines recherches sur la gouvernance des risques

Daniel Benamouzig, chercheur CNRS et membre du CSO depuis 2008, qui est rattaché au Programme Santé du laboratoire, travaille, entre autres recherches, sur les agences sanitaires d’abord sur la France, puis à l’échelle européenne. Il a réalisé, dans ce cadre, certains travaux en collaboration avec Julien Besançon (pour la France) et Olivier Borraz (France-UE), avec lesquels il a également publié (voir la rubrique Bibliographie).

Daniel Benamouzig était également coresponsable scientifique, avec Olivier Borraz, Olgierd Kuty et Frédéric Schoenaers, du colloque, "Les Agences de sécurité sanitaire, entre technocratie et démocratie", organisé dans le cadre du programme de recherche financé par l’Union européenne,
"MEDUSE – Governance, Health and Medecine. Opening Dialog between Social Scientists and Users" (6e PCRD), Université de Liège (Belgique), 15-16 novembre 2007 (voir la rubrique "Valorisation").

Pour en savoir plus, lire l'entretien : "Expertise sanitaire : renforcée ou affaiblie ?" Rencontre avec trois experts (O. Borraz / D. Benamouzig / J-N Jouzel)


Comme cela a déjà été mentionné, un ancien doctorant du CSO, puis post-doctorant au laboratoire, Michel Devigne, actuellement enseignant-chercheur à l'Ecole des Mines de nantes depuis 2006, a participé à la première recherche sur les controverses autour des relais de téléphonie mobile en France et en Europe (avec Olivier Borraz et Danielle Salomon). De même, Isabelle Hemery-Bourgeois, ancienne doctorante du CSO qui était rattachée au Programme Santé du laboratoire, a collaboré, avec Danielle Salomon, à la recherche sur les différentes procédures de concertation mises en œuvre autour des antennes relais et sur les diverses modalités d’information.

Elsa Gisquet, ancienne doctorante du CSO qui était rattachée au Programme santé du laboratoire, actuellement sociologue à l’Institut national du cancer et chercheure associée au CSO, collabore au projet de recherche piloté par l’Université de Californie-Berkeley qui porte sur les pandémies, auquel participe Olivier Borraz. Elle travaille plus particulièrement sur la grippe H1N1 en France et vient d’effectuer une observation de deux mois à l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans le cadre d’un détachement, sur la manière dont étaient assurées la veille et la gestion de la pandémie ; elle va remettre son rapport prochainement (printemps 2010).

Enfin, une assistante de recherche, Valerie Ann Remoquillo (titulaire du BA in Economics et en deuxième année de MPA (master of Public Affairs) de Sciences Po), a rejoint le CSO pour travailler, comme assistante de recherche, à temps partiel (novembre 2009- juin 2010), sur le projet SPoRES (Sciences Po Risk Environment and Society), dirigé par Olivier Borraz.





Dossier réalisé en mars 2010