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Prix de thèse RIODD-VIGEO EIRIS 2018 décerné à Marie Piganiol

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Édité le 10 Juillet 2018

Le Réseau International de recherche sur les Organisations et le Développement Durable a décerné le Prix de thèse RIODD VIGEO EIRIS 2018 à Marie Piganiol .

Ce prix de thèse a une vocation transdisciplinaire en sciences sociales et s'adresse à toutes les disciplines (Sciences de gestion, Économie, Droit, Sociologie, Sciences Politiques, Histoire, etc.) pour valoriser les meilleures thèses ayant trait à la responsabilité sociale ou sociétale des organisations et/ou le développement durable (et plus généralement à la thématique large des relations entre entreprises et société).

En 2017, Marie Piganiol a soutenu une thèse de sociologie intitulée Quartiers de reconnexion. Genèse et production d'un nouveau modèle urbain sous la direction de Sophie Dubuisson-Quellier.


Résumé de la thèse :

La thèse porte sur les écoquartiers et interroge l’influence des normes environnementales sur les marchés fonciers et immobiliers. L’objectif est de rendre compte des conditions sociales et politiques de construction de la valeur économique des biens sur ces marchés.

On peut schématiquement définir les écoquartiers comme des projets de transformation de terrains industriels en opération de constructions neuves respectant un corpus de normes écologiques, bénéficiant d’un environnement spatial singulièrement fourni en infrastructures publiques et privées, et en équipements "verts" (production d’énergies renouvelables, gestion des déchets, jardins partagés...). Si les écoquartiers se prêtent particulièrement à une sociologie de la valeur économique c’est que leur processus d’élaboration est traversé d’opérations d’évaluations, de requalifications et de mises en marché qui ont pour objectif de valoriser l’environnement et le projet qui s’y inscrit. Les acteurs intervenant sur les écoquartiers sont multiples, mobilisent des dispositifs et instruments métrologiques complexes, et suivent des intérêts souvent contradictoires. Nous cherchons donc à étudier la façon dont un ensemble de normes sociales et environnementales s’inscrivent et se déclinent dans les stratégies de ces acteurs, et contribuent ainsi à modifier les standards d’évaluation et de valorisation des biens.

La terre et le logement ont fait l’objet de travaux importants en sociologie économique (Polanyi, 1944 ; Logan&Molotch, 1987 ; Topalov, 1989). Ces derniers ont notamment souligné la dimension éminemment politique de cette économie et ont finement analysé le rôle de l’Etat dans leur mise en marché et la régulation de leurs échanges. Si un certain nombre de travaux en particulier d’économie voient depuis trois décennies un désengagement de l’Etat dans ces domaines, nos données font apparaître au contraire des formes de recentrement de l’Etat et de recomposition des instruments de l’action publique, en particulier dans la maitrise de la valeur économique de la terre et du logement.


==> www.riodd.net/prix-de-these-riodd-vigeo-eiris-2018/





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Marie PIGANIOL