Sciences Po CSO/CNRS CNRS

Les derniers contrats de recherche du CSO

Quatre nouveaux contrats de recherche viennent d’être attribués au CSO. Ils portent sur la santé au travail, sur la lutte contre l’obésité et la consommation durable, sur l’obésité infantile et sur les mutations organisationnelles de l’administration française.
Ils sont financés par l’AFSSET, l’ANR ou le milieu associatif (AFSSET).



Janvier 2009 (réactualisation en février 2012)

Le CSO répond régulièrement aux appels à projets émanant de diverses institutions publiques ou privées. Ces institutions sollicitent aussi directement l’expertise scientifique du CSO pour des recherches et des études, ou pour l’organisation de manifestations (conférences, colloques...). Les contrats ou conventions issus de ces partenariats (actuellement plus d’une vingtaine en cours) viennent compléter les financements récurrents que Sciences Po et le CNRS allouent au CSO. Ils facilitent l’accès au terrain des chercheurs et doctorants, tout en leur garantissant une parfaite indépendance, et alimentent des relations de coopération qui facilitent l’ancrage dans l’environnement social.


Focus sur les derniers contrats qui viennent d’être lancés


Les mutations organisationnelles de l'administration française. Hiérarchies, division du travail et coordination (MUTORG-ADMI)

Décembre 2008 à décembre 2012


Le projet MUTORG, financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR), propose d’analyser plusieurs dimensions des transformations organisationnelles que connaît aujourd’hui l’administration française. Celle-ci est actuellement profondément réaménagée par des initiatives simultanées de réforme qui, d’un côté, modifient les chaînes hiérarchiques et de responsabilité du système administratif (ce sont notamment les effets de la loi organique relative aux lois de finances dite LOLF) et, de l’autre, bouleversent la répartition des tâches et des fonctions des administrations centrales et des services déconcentrés de l’Etat (ce sont les effets des rationalisations multiples de l’Etat territorial).

L’enjeu de la recherche est d’analyser les rationalités, la mise en œuvre et les effets de ces changements de l’organisation administrative en articulant trois niveaux d'analyse :

- les conceptions présidant à l’émergence de ces nouvelles formes d’organisation au tournant 2000 en France ;
- les jeux collectifs et les modes de coordination que les réformes génèrent au sein des ministères et entre eux, au niveau central et territorial ;
- la manière dont ces changements affectent le travail ordinaire des agents de l’Etat, leur savoir-faire, leurs identités et leurs rôles professionnels.

L’ensemble de ces transformations incitent à comprendre les enjeux, les stratégies et les effets des réformes menées en France ; à mettre le cas français en perspective comparative et à renouveler les cadres théoriques permettant d’analyser l’évolution des systèmes administratifs.

Ce projet est coordonné par Philippe Bezes et Patrick Le Lidec du CERSA. Christine Musselin est un des partenaires de ce projet ; elle a la responsabilité de la tâche portant sur le renforcement des universités et sur les implantations territorialisées au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. .
Les autres partenaires sont : Laure Bonnaud (sociologue INRA TSV), Pierre Lascoumes (CEVIPOF), François-Mathieu Poupeau (LATTS) et Alexis Spire (CERAPS)



La santé au travail à l’épreuve des risques émergents | Les risques professionnels liés aux substances phytosanitaires et aux nanoparticules
Décembre 2008 – décembre 2009


Ce projet de recherche a pour objectif de contribuer à la compréhension des mécanismes qui favorisent l’invisibilité sociale des risques professionnels et la résistance de ce secteur aux changements qui affectent les politiques de sécurité sanitaire dans d’autres domaines. Pour cela, l’équipe travaille sur deux menaces sanitaires présentes non seulement sur des lieux de travail mais également en dehors. Ces risques sont ceux auxquels sont exposés les agriculteurs qui utilisent des substances phytosanitaires et ceux auxquels sont exposés les travailleurs qui manipulent des nanoparticules toxiques dans des laboratoires de recherche ou dans un cadre industriel.

L’intérêt de ces menaces sanitaires est qu’elles sont dénoncées publiquement depuis quelques années, sans que leur dimension professionnelle n’apparaisse dans les discours critiques qu’elles suscitent.

Les risques liés aux pesticides et aux nanoparticules émergent dans l’espace public, en lien avec la population générale ou l’environnement, alors que les dangers courus par les professionnels exposés à ces matériaux demeurent obstinément invisibles. Comme tels, ils constituent des terrains d’étude féconds pour comprendre les mécanismes qui favorisent l’invisibilité sociale des enjeux de santé au travail encore aujourd’hui en France.

Ce projet est conduit par Olivier Borraz, François Dedieu, Jean-Noël Jouzel. Il est financé par l’AFSSET.



Gouverner les conduites de consommation : les cas des politiques de lutte contre l’obésité et de consommation durable (GOUVCONSO)
Janvier 2009 – septembre 2012


Les conduites individuelles de consommation apparaissent aujourd’hui comme l’expression autonome de choix personnels, mais dans le même temps se construisent à l’articulation d’une pluralité de dispositifs d’action publique. Le gouvernement actuel vise à orienter les modes de consommation de manière à limiter leurs effets négatifs sur la collectivité et encourager, au contraire, les pratiques dont les effets collectifs sont vertueux.

L’équipe de recherche questionnera ces formes d’encadrement collectif des conduites de consommation en posant trois questions principales : quelles sont les instruments de ce gouvernement ? Quelles sont les modalités du gouvernement des conduites individuelles ? Qu’est-ce que l’analyse des conduites individuelles nous apprend de leurs modes de gouvernement ?

Sophie Dubuisson-Quellier conduit cette recherche financée par l'ANR, à compter de janvier 2009, pour trois ans. Les autres chercheurs qui participent à ces travaux sont Henri Bergeron, Patrick Castel (qui font partie du programme santé du CSO), Séverine Gojard, Faustine Régnier (ALISS, INRA), Sandrine Barrey et Roland Canu (CERTOP, université Toulouse le Mirail).

Depuis, trois post-doctorants participent (ou ont participé) à cette recherche, dans le cadre du CSO : Etienne Nouguez (2009-2010), Laure Gaertner (2010) et Cécile Wendling (2012).


Prévention de l’obésité infantile et promotion de modes de vie plus sains à l’échelle de la ville
Janvier 2009 – Juillet 2009


Ce projet a pour objectif d’analyser, la mise en œuvre du programme national EPODE (Ensemble prévenons d’obésité des enfants). EPODE est initié par l’association Fleurbaix Laventie Ville Santé, dans le but de lutter contre l’obésité infantile.

Il fournit à plus d’une centaine de municipalités, qui se sont engagées sur une durée de 5 ans, un accompagnement à la mise en place d’activités transversales de prévention de l’obésité infantile et de promotion de modes de vie plus sains à l’échelle de la ville.

L’équipe de recherche du CSO est chargée d’observer, d’analyser et de comprendre les façons dont se mettent en œuvre les actions EPODE au sein de ces municipalités. Les résultats de ces travaux donneront à la Coordination nationale EPODE un éclairage sur la façon d’améliorer sa relation avec les différents intervenants dont dépend la réussite de ces actions.

Cette enquête est dirigée par Henri Bergeron et Patrick Castel. Elsa Gisquet (chercheur associée au CSO, chargée de missions à l’Institut national du cancer), en assurera la réalisation avec l’aide d’ Hugo Bertillot et Fabien Foureault, doctorants au CSO et des étudiants du Master recherche de Sciences Po "Sociologie de l'action : organisation, marché, régulation politique".

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