Denis SEGRESTIN
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Professeur des Universités à Sciences Po Axes de recherche Nouvelles formes de gouvernance économique
![]() Les travaux de Denis Segrestin concernent le monde du travail, les relations de production et les conditions socio-historiques de leur transformation. Dans un premier temps, ses recherches se sont portées sur les ressorts de l’identité professionnelle et les logiques d’action qui lui sont attachées. Le phénomène corporatiste a été observé non comme une survivance, mais comme le signe de la force des communautés d’action forgées par l’histoire de la société industrielle : ces communautés survivent en effet aux conditions économiques et techniques qui les ont vu naître, pour devenir des symboles de l’autonomie du travail face au capital. A partir de 1985, Denis Segrestin s’est tourné vers l’entreprise. Observant un certain retour en grâce de celle-ci dans la conscience collective (au moment de l’aggravation du problème de l’emploi), il s’est interrogé sur l’ampleur du processus de « réhabilitation » en cours. Dans sa Sociologie de l’entreprise, il en est venu à dresser un état général des conditions historiques dans lesquelles les entreprises – sans cesse soupçonnées de rompre avec l’ordre social légitime – on pu recouvrer les attributs de véritables institutions sociales. Plus récemment, Denis Segrestin a entrepris de saisir de l’intérieur les changements à l’œuvre dans les grandes organisations. Observant qu’en vingt ans, nos sociétés développées ont forgé des représentations inédites de la rationalisation productive, il a procédé à une évaluation sociologique des grands chantiers du management. Il a mené une réflexion plus générale sur le rôle du management dans les mutations actuelles du capitalisme. Il observe les mécanismes qui règlent les processus d'innovation dans la grande entreprise. Ses projets actuels visent à faire retour à la dimension institutionnelle des changements en cours, en vue d'une nouvelle synthèse (ouvrage en préparation). La mondialisation provoque une remise à plat de l’architecture des firmes et de leurs modes de gouvernement. A quel niveau de cohésion et de légitimité peuvent prétendre les "firmes réseaux" et les groupes de sociétés ? Comment qualifier les entités qui résultent du développement international des firmes ou des processus de fusion-acquisition ? A quelle filiation politique faut-il rattacher les nouveaux enjeux de "responsabilité sociale" ? Quelle place revient-il réellement à la gestion des ressources humaines dans les stratégies industrielles ? Ces questions ne sont pas encore pleinement entrées dans le champ de la sociologie : il devient crucial d’y consacrer un effort de recherche empirique. Denis Segrestin s'y emploie dans le cadre du programme Entreprise du CSO. ![]() Sociologie de l’économie, 4 séances magistrales dans Introduction à la sociologie - Concepts, méthodes, enjeux actuels, et co-animation de la séance de conclusion (avec Marco Oberti) Premier Cycle de Sciences Po, semestre 2. Sociologie de l’entreprise – Les grands débats à l’heure de la mondialisation, cours optionnel de Premier Cycle, Sciences Po, semestre 1. Sociologie de l’entreprise et du management, cours de Master 1 Sciences Po (mentions Finances, Marketing, Gestion des ressources humaines), semestre 1. Sociologie de l’entreprise, séminaire du Master recherche de Sciences Po, mention Sociologie de l’action, semestre 1. Direction de mémoires. Les grands projets managériaux à l’épreuve du terrain – module de deux jours Sciences Po Formation : Management, jeux d’acteurs et conduite du changement, co-animée avec Erhard Friedberg et Pierre-Eric Tixier (2 fois par an). ![]() Responsable du programme doctoral du Centre de sociologie des organisations. Membre du Jury de Master de recherche de Sciences Po, Mention Sociologie de l’action. Membre du Comité éditorial des Presses de Sciences Po, co-directeur du domaine Gouvernances avec Patrick Le Galès. Membre du Comité de rédaction de la Revue française de sociologie (depuis 1986); membre du Bureau de l'Association R.F.S. Expert pour la sociologie auprès de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES). Président du Comité scientifique de la Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne (MSHB, Rennes). Carrière professionnelle Assistant, puis Maître assistant et Maître de conférence au Conservatoire national des arts et métiers, Paris (Chaire de sociologie du travail et des relations professionnelles ; Professeur titulaire : J.-D. Reynaud). Membre du Laboratoire de sociologie du travail et des relations professionnelles (CNAM & CNRS), 1971-1990. Président du Département des Sciences de l’homme au travail dans l’entreprise, Conservatoire national des arts et métiers, 1977-1981. Directeur du Laboratoire de sociologie du travail et des relations professionnelles (CNAM et CNRS),1986-1989. Professeur de sociologie à l’Université Pierre Mendès France, Grenoble 2, 1990-2003. Co-directeur, puis directeur du Centre de recherche Innovation socio-technique et organisations industrielles (CRISTO), Université Pierre Mendès France & CNRS, 1992-2002. Directeur de l’École doctorale Organisation industrielle et systèmes de production (Institut national polytechnique de Grenoble & Université Pierre Mendès France), 1999-2002. ![]() Licence et Diplôme d'Études Supérieures de sociologie (1966-67). Diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris (section politique et sociale) (1968). Docteur en sociologie : La C.G.T. et les métiers – Syndicalisme de métier et conscience de classe (sous la dir. de J.-D. Reynaud), Fondation nationale des sciences politiques & Université Paris X Nanterre (1974). Docteur d'État en Lettres et Sciences humaines (Sociologie) : Métier, territoire, entreprise – Les communautés pertinentes du monde du travail (sous la dir. de J.-D. Reynaud) ; Fondation nationale des sciences politiques (1988). |
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